Le Grenier de Notre-Dame – Le Parisien – 04/01/2003 – Agnès Dalbard

Premier restaurant végétarien et macrobiotique de Paris, Le Grenier de Notre-Dame a conservé depuis 1978 le même chef, Abib, tandis que Laurent officie en salle avec autant d’efficacité que de gentillesse. Ici, les convives chuchotent, mastiquent avec ferveur, et chacun sourit aux nouveaux venus. Bar et vitrine croulent sous les plantes vertes, des potos (plantes grasses aux vertus apaisantes) ruissellent de la mezzanine. Partout on se faufile entre les petites tables carrées. Toutes portent le plateau des quatre ingrédients obligés : levure de bière, sauce de soja, gomasio (sel et sésame) et sucre de canne. Deux formules copieuses à 12,50 €, entrée, plat, dessert, sont proposées par une diététicienne. Avec la première, dite « zen », vous mangez macrobiotique, c’est-à-dire avec une base de céréales comme l’épeutre ou le boulgour : d’abord un pâté végétal puis une assiette composée notamment de légumes de saison. Peu salé, chaque ingrédient a conservé sa saveur originelle. Au dessert, soit un flan à l’agar-agar (algue) ou une compote de fruits. Avec la formule « découverte », végétarienne, vous avez le choix en entrée entre un cocktail de fruits et légumes pressés devant vous, ou des beignets de légumes. Puis une grande assiette de ratatouille de saison et sa brochette de seitan (gluten de blé) ou un duo de pâtes fusilli au tofu. Hors formule, la soupe (5,6 €) se révèle un délice qui mérite le détour !

Le Grenier de Notre-Dame – Vivre bio à Paris (Paris est à nous) - Catherine Mercadier

Le ton est donné dès l’entrée : ici, point de ruminants, la verdure est reine. Nappes décorées de légumes, lierre grimpant dégoulinant des fenêtres donnent sur une ruelle coincée entre Notre-Dame et Saint-Julien. Menu à 12,05 € comprenant 1 entrée (mousse végétale, tofu frais aux algues…), 1 plat (polenta, moussaka de lentilles…) et 1 dessert. Ambiance campagnarde garantie.

Le Grenier Notre-Dame – 1989 – Michèle Blacque

Les inconditionnels du steack bleu, du tartare, du bourguignon, de l’andouillette ou du coq au vin ont tendance à considérer les végétariens et les adeptes de la cuisine macrobiotique comme des extra-terrestres. Et bien, ce charmant restaurant du Quartier Latin est la plus gourmande des preuves qu’un repas sans viande n’a rien de cosmique, de marginal ni de tristounet. Si Laurent Boisseau et son chef M. Abid sont des défenseurs du manger sain, naturel et équilibré, ils n’accueillent pas que des accrocs de la macro. Leur carte n’exclut pas les produits de la mer, les bons petits vins de pays garantis « bio et le champagne ! Biologiques, les céréales et les légumineuses –en direct du Puy- le sont aussi évidemment. On se régale vraiment d’une tarte de légumes gratinés, d’une crêpe aux poireaux, d’une quiche au tofou (fromage de soya), de crevettes fraîches sautées à l’ail accompagnées de petits légumes, de taboulé maison, d’un couscous avec brochettes de seitan (gluten de blé), d’une sole grillée avec petites pommes vapeur et tomates sautées, d’un cassoulet végétarien. Côté fromages et desserts : rigote de chèvre provençale, camembert chaud au lait cru, mousse et gâteau au chocolat maison.

Le Grenier de Notre-Dame – Marie-Dominique Anzeau

Situé au 18 rue de la Bûcherie dans le Vème à Paris, « Le Grenier de Notre Dame » est ouvert, midi et soir, tous les jours de la semaine. L’ambiance est conviviale, et la carte variée devrait pouvoir satisfaire tous les modes alimentaires. Les légumes sont en majeure partie biologiques et les huiles de première pression à froid. On peut envisager un apéritif pour commencer (kir maison bio 19F, Kir Royal ou Pétillant du Grenier) et des vins mentionnés Nature et Progrès, pour le repas (Côte du Rhône 87 F, Bordeau Rouge 98 F). Plus diététiques, les cocktails de légumes ou de fruits : carotte-céleri-cresson-persil ou carotte-céleri-betterave-persil, fort bien dosés et très agréables pendant le repas. Côté fruits : banane-kiwi ou ananas, pamplemousse-orange-citron et surtout le plus surprenant, pamplemousse-menthe, subtil et tout à fait délicieux. Pour les entrées, compter 35 F. Tarte à l’oignon gratinée, tofu frais aux algues, beignets de légumes… La « Tarte aux légumes de saison » (oignons, carottes en gros dés, tofu, persil) est largement gratinée. Cette garniture légère et bien relevée fait oublier une pâte, à l’évidence un peu sèche. Mais la salade de légumes crus qui l’accompagne est sympatique et fort bien venue. Inutile en revanche de tenter le « pâté végétal aux champignons ». Bien que présenté avec une salade de soja et légumes crus, il est trop salé et manque terriblement d’onctuosité. Les amateurs de soupes (légumes, lentilles, consommé miso-algues), et de salades (verte, auvergnate, forestière, caroline, taboulé maison…) n’auront, quant à eux, que l’embarras du chois. Toujours à la carte, trois plats de poissons aux alentours de 100 F, et quelques plats de résistance, attrayants et bien servis. Couscous végétarien et brochette de seitan 75 F, polenta 70 F, macaronis gratinés 45 F et biensûr, la traditionnelle assiette complète de céréales. Si les « légumes sautés au tofu » sont servis bien croquants sur un lit de salade verte, le tofu, léger et de bonne qualité, n’en demeure pas moins un peu fade. Par contre, le « cassoulet végétarien », accompagné de tofu et de petits morceaux de seitan, est un vrai régal. Les haricots sont tendres, savoureux et bien macérés dans la sauce tomate. Excellente préparation. Une petite note sucrée pour finir, « fromage blanc coco-raisin » 36 F, sorbets ou encore le « flan aux algues », vanille ou praliné, bien parfumé et pas trop sucré. Thé chaud aux fruits naturels, infusion, café de céréales ou café bio et… l’addition s’il vous plaît ! A signaler toutefois, puisque l’on en parle, le menu économique, à 50 F : 1 plat, 1 dessert et 1 café.

Le Grenier de Notre-Dame

Il ne faut pas croire que seul celui qui fait bonne chère, le bon vivant, bonne fourchette à la mine joviale et réjouie, trouve le bonheur à table. Au Grenier de Notre-Dame, où se retrouvent les plus assidus partisans de la cuisine végétarienne et macrobiotique, et aussi toute une foule d’artistes et de gens célèbres, il n’y a pas de petits pâlots tristounets, mais des dineurs gais, au teint frais et à la minceur assurée. Il faut d’ailleurs avoir la ligne pour emprunter l’escalier en colimaçon qui mène à la jolie salle du 1er étage. Les repas servis ici sont préparés avec des produits biologiques, cultivés sans engrais chimiques. On peut commander parmi la quarantaine de plats proposés, une tarte à l’oignon ou bien une délicieuse escalope de seitan garnie de pommes sautées et salade ainsi qu’un fromage blanc sucré aux raisins secs et à la noix de coco. Vous ne serez pas mis au piquet si vous buvez du petit vin bio 100% naturel, du café (extra) ou si vous fumez une cigarette. Comme en toute chose, il faut se défendre contre le fanatisme, et, au Grenier de Notre-Dame la rigueur n’est pas de mise. Repus et légers, vous quittez cette table pas comme les autres et combien sympathique en réglant – avantage certain – une addition de quelque 60 à 80 F service compris.